Tu aimes jouer petit ?
Ca dépend à quel jeu.
Le jeu de la vie.
...
Les règles sont simples : tu avances petit à petit et à chaque case t'attend un obstacle.
Quel est le but ?
D'arriver à la case finale.
Qu'est-ce qu'elle représente ?
La mort, la fin de l'être, le repos éternel...Mais ne t'inquiète pas, tu peux choisir de quitter le jeu en pleine partie...
Donc le jeu ne ressemble pas à la vrai vie.
Tu te trompes petit...Il y ressemble beaucoup...Tu as beaucoup à apprendre et pour apprendre il faut jouer.
Mais je ne veux pas jouer !
C'est trop tard...Tu joues depuis le début...Tout le monde joue. Mais fais attention, beaucoup de gens trichent...
Je ne veux plus jouer !
Je te l'ai dit il existe un raccourci vers la dernière case...
Conduis-y moi.
Non, je ne peux pas.
Pourquoi ?
Tu es trop jeune. Tu n'as pas encore assez joué.
Mais, c'est assez ! Je t'en prie, je ne veux plus jouer.
Pourtant, il y a 13 minutes tu voulais encore bien...Mais tu ne savais pas, c'est pour ça. Quelqu'un a triché avec toi mais maintenant tu vas pouvoir mieux jouer, maintenant que tu sais.
Je n'ai pas voulu savoir !
Tu préférais vivre dans le mensonge ?
Non , mais je ne veux pas jouer !
Tu tiens à ce point peu à ta vie ?
Je veux vivre mais pas jouer.
Je te l'ai déjà dit, tu n'as pas le choix ; la vie est le jeu.
Alors, on peux changer les règles.
Tu peux changer les règles de ton jeu mais pas celles des autres.
Mais nous jouons tous dans le même jeu, nous devons avoir les mêmes règles...
Malheureusement, ce n'est pas si facile...et ça ne le sera jamais...
Joue avec moi alors. Tu pourras m'aider.
Non, je ne peux pas ; dans ce jeu, c'est chacun de son côté.
Mais j'ai peur !
Ne t'inquiète pas, il arrive qu'entre deux obstacles tu tombes dans un case de bonheur. Mais je veux te donner un conseil ; ne calcule jamais et ne regarde pas en arrière.
Et toi, tu vas prendre le raccourci ?
Je ne sais pas encore...
Non, ne le fais pas, changeons nos règles tous les deux et jouons ensemble.
...
Pourquoi pleures-tu ?
Pour rien, viens nous devons jouer...
Morticia, le 13 mai 2005